Tandis que les coupeurs et les conducteurs d’attelage risquaient des accidents et la mort plusieurs fois durant l’hiver, personne n’était aussi brave que le draveur au printemps. Sa destinée était souvent un coup de chance—bonne ou mauvaise—alors qu’il naviguait sur des eaux tumultueuses pour diriger des milliers de gros billots au fil de l’eau.
« On croise peu de portages… qui
ne présentent des croix de bois… Durant une année
prospère, environ dix mille hommes flottent sur les billots,
ou dans de fragiles canots, et nous avons perdu 80 hommes en un seul
printemps… Certains vents tourbillonnants deviennent des remous
pouvant détruire un canot et tuer toutes les personnes qui y
prenaient place. »
—Thomas C. Keefer, ingénieur civil,
1854
Écoutez : Henry McGuey parle de la mort des draveurs à
Rory MacKay
(en anglais)