Cependant, ce sont les milliers d’hommes qui partaient en forêt chaque hiver qui illustrent le mieux la vie le long de la rivière Bonnechere.
« Les premiers camps de bûcherons
étaient établis au début de septembre… [ils
venaient] de White Lake, Burnstown, Springtown, Calabogie, Renfrew et
Eganville. Mount St. Patrick était connu pour ses grands Irlandais,
mais le gros de l’embauche avait lieu à Ottawa… qui
était le lieu de rassemblement principal des bûcherons
de tout le pays. »
—Charles Macnamara, marchand de bois McLaughlin Bros., vers 1885
« Un grand nombre de bûcherons
arrivaient en train à la station Killaloe, à destination
des forêts de la rivière Bonnechere et de certaines autres
rivières… Ces hommes arrivaient généralement
par centaines et les transporter vers l’amont n’était
pas une mince affaire. Tous les attelages [pouvant être rassemblés]
étaient utilisés. Outre l’arrivée de ces
hommes, il y avait plusieurs équipages de chevaux, chariots et
autre matériel, de sorte que lorsque les hommes quittaient Killaloe
au matin, le chemin était noir de monde et d’équipement.
»
—Martin Garvey
« La norme [en matière de bagage]
pour chaque homme était un sac à farine de coton rempli
de vêtements que les anglophones appelaient "turkey"
[dinde] et les francophones "poche de butin"... »
—Charles
Macnamara, marchand de bois McLaughlin Bros., vers1885
Écoutez : Hanna McGuey Hyland raconte ˆ Rory
MacKay la vie dans les camps (en anglais)