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Hanna (McGuey) Hyland raconte ˆ Rory MacKay la vie dans les camps, 1976

H. C’étaient toutes des baraques en bois rond, vous savez. Les hommes mangeaient et dormaient et tout dans une seule pièce. Dans ce temps-là, il n’y avait pas de poêle, il y avait des cambuses.

R. D’accord. Avez-vous déjà vu l’intérieur d’une de ces baraques?

H. Oh, oui.

R. À quoi ça ressemblait? Faisait-il bien noir à l’intérieur?

H. Il faisait noir. Oh oui, il faisait noir. Les lits étaient construits à même, au fond, sur toute la longueur du mur. Deux étages de lit et un banc devant pour s’asseoir. Chaque homme prenait son assiette, allait se servir dans la cambuse et revenait s’asseoir à son lit pour manger un repas consistant. Il n’y avait pas de tables, pas de chaises, rien du genre.

R. Je vois. Quel genre de lit était-ce? Y avait-il des matelas?

H. Non, quand j’étais petite, on mettait seulement de la broussaille, des branches d’épinette ou de sapin. Puis, ils ont commencé à récolter du foin des marais, c’était mieux que les broussailles, c’était plus doux. Mais je me rappelle, quand on a amené notre bétail. C’était seulement à quatre milles de chez nous, à peu près. Quand le chantier s’est déplacé et que tout le monde est parti, nous avons amené tout notre troupeau là-bas. Il est resté tout le printemps. Il restait beaucoup de foin, voyez-vous, dans les lits et tout, dans l’étable, partout. Ils avaient laissé plein de foin.