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Photographie : la ferme McIntyre et artéfacts

Une clairière secrète

Le Parc Algonquin renferme de nombreux secrets. Près du cours supérieur de la petite rivière Bonnechère, près d’un vaste marais, se trouve une clairière blottie dans les pins. Une carte de 1868 indique qu’au moins quatre constructions se dressaient à cet endroit, et les anciens parlent d’un village qui s’y trouvait. La paille du marais complétait ce qui était cultivé dans la petite clairière. Dans les années 1870, les frères Henry et James McIntyre ont occupé la clairière. Ce fut ensuite Dennis McGuey. William McIntyre, le fils d’Henry, et sa famille en furent les derniers résidents. Ils en sont partis en 1904. Aujourd’hui, la fondation de la ferme McIntyre est à peine visible, mais des fondations plus anciennes se trouvent ici et là alentour.

Tentative de réponses à des questions

Sur un site archéologique, à quelle distance de vestiges structurels identifiables peut-on trouver des artefacts, et quelle zone tampon est nécessaire pour protéger ces ressources patrimoniales ? L’échantillonnage archéologique étendu d’un site de test – un camp de bûcherons qui serait encore plus ancien que la ferme au fond des bois – permet de répondre à ces questions. Une équipe archéologique professionnelle et des bénévoles ont passé de nombreuses journées à creuser 487 puits d’essai sur ce site. Vingt-deux pour cent d’entre eux contenaient des artefacts. Une piécette perdue par un des premiers bûcherons à avoir défriché le site, une faux utilisée pour couper la récolte qu’il aura ainsi permis, un bouton perdu, un bout de pipe, le four où leur pain cuisait… Puits, talus et ruines… Et encore d’autres questions.

Voir les artefacts de la collection La ferme McIntyre