Tous les peuplements euro-canadiens connus situés le long de la petite rivière Bonnechère ont pris place sur les vastes laisses de sable qui s’étalent le long de la rive Nord de la rivière. Près de la ferme Lafleur, la rivière est assez limitée par de petits lacs situés en amont et en aval. Bien que située près du vieux chemin de portage, la ferme était surtout orientée vers la rivière et les relevés géométriques des archives indiquent que la maison Currier avait été bâtie près de l’eau. Les dépendances sont typiques des fermes vivrières des XIXe et XXe siècles. Une porcherie et une remise à équipements étaient situées le long de la rive. Au nord-est, entre la maison et les champs se trouvent les fondations d’une grange qui a été détruite dans un incendie dans les années 1950.
Depuis que Parcs Ontario s’est porté acquéreur de la ferme Lafleur en 2000, celle-ci a fait l’objet d’intenses activités archéologiques. Si ces explorations ont découvert des preuves d’occupation remontant à la préhistoire, le site comprend aussi les restes d’un certain nombre d’éléments architecturaux associés à la vie rurale de l’époque, dont des édifices en rondins et des clôtures de perche en divers états de conservation. On remarque aussi sur le sol de nombreux indices d’anciennes structures. Des recherches archéologiques préliminaires ont pu établir la nature et l’ampleur des restes culturels présents sur la propriété. Les artefacts retrouvés fournissent une bonne base de comparaison avec les collections issues d’autres concessions agricoles, de camps forestiers, et du Basin Depot, ainsi que pour l’interprétation des modes de vie associés à ces différents types de sites.